
Yaoundé, Cameroun – La capitale camerounaise accueille depuis le 29 juin la 4ᵉ édition du Symposium international du secrétariat et de l’assistanat de direction (SISA 2026), un rendez-vous panafricain qui réunit des professionnels de seize pays autour d’un enjeu majeur : l’avenir du métier à l’ère de l’intelligence artificielle.
Organisé conjointement par la Fédération africaine des professionnels en secrétariat et assistanat de direction (FAPRoSAD) et l’Organisation des secrétaires et assistants de direction du Cameroun (OSAD-Cameroun), l’événement, couplé au 40ᵉ anniversaire de l’OSAD-Cameroun, se tient jusqu’au 3 juillet au Palais des Congrès de Yaoundé.
Placée sous le thème « Leadership, Intelligence artificielle, Éthique et Conformité : réinventer le métier de secrétaire et assistant à l’ère de la gouvernance digitale en Afrique », cette édition ambitionne de préparer les professionnels aux profondes mutations qu’impose la transformation numérique.
L’intelligence artificielle comme levier d’évolution
Dès la cérémonie d’ouverture, les intervenants ont insisté sur un message commun : l’intelligence artificielle constitue un outil d’amélioration des performances, mais ne saurait remplacer les qualités humaines qui caractérisent les métiers du secrétariat et de l’assistanat.
Dans sa conférence inaugurale, l’expert en transformation digitale Dr Hervé Tiwa a qualifié les secrétaires et assistants de direction de « colonne vertébrale du pouvoir », estimant que les professionnels capables de s’adapter aux nouveaux outils resteront indispensables au fonctionnement des organisations.
Le même constat a été partagé par plusieurs responsables institutionnels présents à l’ouverture. Pour eux, l’avenir de la profession repose sur la maîtrise des technologies numériques, le respect de l’éthique, la confidentialité des informations et le développement du leadership.
Une profession stratégique en pleine mutation
Longtemps réduits à des fonctions administratives, les secrétaires et assistants de direction revendiquent aujourd’hui une place stratégique dans les entreprises et les administrations.
Les différents intervenants ont souligné leur rôle dans la coordination des activités, la gestion de l’information, l’accompagnement des décideurs ainsi que dans la gouvernance des organisations.
La présidente de la Fédération africaine des professionnels en secrétariat et assistanat de direction, Toussida Ouedraogo, a rappelé que ce symposium dépasse le simple cadre professionnel.
Selon elle, cette rencontre traduit la volonté de bâtir une profession moderne, forte et capable d’accompagner les transformations économiques et numériques que connaît le continent africain.
Un rendez-vous panafricain
Le SISA 2026 réunit des délégations venues de onze pays en présentiel et de cinq autres en ligne.
Parmi les participantes figure Esther Memgoto, assistante de direction à l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes du Tchad. Venue avec une importante délégation tchadienne, elle affirme vouloir mettre à profit les connaissances acquises durant le symposium afin de les transmettre à ses collègues dès son retour.
Pendant cinq jours, conférences, ateliers pratiques, formations spécialisées, concours professionnels et échanges d’expériences permettront aux participants de renforcer leurs compétences sur les outils numériques, l’intelligence artificielle, la gouvernance digitale, le leadership et la conformité.
Au-delà des formations, cette quatrième édition du SISA entend contribuer à repositionner le métier de secrétaire et d’assistant de direction comme une fonction stratégique, appelée à évoluer avec les nouvelles technologies sans perdre sa dimension humaine.

























